Punk, rebelle, inclassable : Nina Roberts a traversé le X français du début des années 2000 comme elle a mené sa vie — à contre-courant. Star majeure de sa génération, elle est surtout l’autrice de « J’assume », l’un des premiers grands témoignages d’une actrice sur l’industrie, préfacé par Virginie Despentes. Bassiste punk, photographe, puis coach diplômée : sa reconversion est à l’image du personnage, imprévisible et entière.
Fiche express
- Naissance : 29 avril 1979 à Villecresnes (Val-de-Marne)
- Vrai nom : Sophie Malnatti (qu’elle assume publiquement — c’est même le titre de son livre)
- Carrière X : début des années 2000 au début des années 2010
- Livre : « J’assume » (éditions Scali, 2004), préface de Virginie Despentes
- Aujourd’hui : coach diplômée en sport et diététique
Biographie
Née le 29 avril 1979 à Villecresnes, dans le Val-de-Marne, Sophie Malnatti grandit dans une famille très catholique — contre laquelle elle se construit. Adolescente, elle se définit comme une « punk anticonformiste », un tempérament qui ne la quittera jamais. Mère célibataire à vingt ans, elle répond à une petite annonce pour tourner dans un film pornographique afin de gagner de l’argent. Ce qui devait être un dépannage devient une carrière.
Carrière professionnelle
L’ascension : après quelques tournages amateurs, elle passe professionnelle et adopte le pseudonyme de Nina Roberts — clin d’œil à sa ressemblance, souvent relevée, avec Julia Roberts. Le personnage fait mouche : elle devient rapidement l’une des actrices françaises les plus célèbres du début des années 2000, aux côtés des Katsuni et autres stars de cette génération dorée.
« J’assume », le livre événement : après deux ans de tournages, elle met sa carrière entre parenthèses pour écrire. « J’assume », publié en 2004 aux éditions Scali avec une préface de Virginie Despentes, raconte son histoire dans l’industrie sans fard ni victimisation. Le titre dit tout du personnage — et le livre, parmi les premiers du genre en France, ouvrira la voie aux témoignages d’actrices, de Céline Tran à d’autres, publiés depuis.
Les mille vies d’après : elle met un terme définitif à sa carrière d’actrice au début des années 2010, mais ne quitte jamais vraiment ses passions : bassiste dans un groupe de punk rock, photographe, apparitions dans des films traditionnels, et travail en coulisses de l’industrie française. Dernier virage en date : un diplôme en sport et diététique, qui a fait d’elle une coach professionnelle. Le punk ne meurt jamais, il se diversifie.
Le saviez-vous ?
- Son pseudonyme vient de sa ressemblance avec Julia Roberts, souvent soulignée à ses débuts.
- « J’assume » est préfacé par Virginie Despentes — un pont rare entre le X et la littérature française, trois ans avant « King Kong Théorie ».
- Elle a joué de la basse dans un groupe de punk rock après sa carrière — fidèle à l’adolescente « punk anticonformiste » qu’elle dit avoir été.
Où la suivre ?
Questions fréquentes
Quel âge a Nina Roberts ?
Née le 29 avril 1979 à Villecresnes, elle a 47 ans en 2026.
Qu’est-ce que le livre « J’assume » ?
Son récit autobiographique sur l’industrie du X, publié en 2004 aux éditions Scali et préfacé par Virginie Despentes — l’un des premiers témoignages du genre en France.
Que fait-elle aujourd’hui ?
Diplômée en sport et diététique, elle est devenue coach professionnelle, après avoir été bassiste punk et photographe.
